Camille Montigny – Le 2S2C : une aubaine pour en finir avec les querelles entre Professeurs d’EPS et Éducateurs Sportifs ?

Je me permets d’héberger cette contribution au débat sur le 2S2C. Camille Montigny est titulaire d’un Master STAPS Entraînement Sportif (Préparation Psychologique et Coaching, université de Montpellier), et d’un DESJEPS Badminton. Il est enseignant vacataire au sein de l’UFR STAPS d’Orléans, salarié au sein de la Ligue Badminton Centre Val de Loire, et intervenant agréé EPS dans le premier degré. Il donne ici un point de vue original, un propos ouvert et non doctrinal. Je le remercie de m’avoir confié ce texte.

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D’emblée, concernant le 2S2C, je peux avancer que je m’inscris dans la lignée des billets édités dernièrement par Didier Delignières [1], ou encore Guillaume Dietsch [2]. Mon propos se place sous un autre angle, car il me semble que la teneur des échanges autour du 2S2C fait surgir en toile de fond des conflits latents dans le champ du Sport et de l’EPS. Des conflits autour de la considération mutuelle entre les professeurs d’EPS et les éducateurs sportifs, de la communication de ces différents acteurs professionnels du Sport scolaire et fédéral, et qui interrogent le sens, la finalité, l’utilité et le cadre dans lequel le Sport s’exprime.

Je suis toujours surpris par l’opposition incessante entre ces « corps de métier », comme si tout les opposait, comme si les uns étaient incapables de comprendre ce qui était fait par les autres. Et à la vue de son organisation, le 2S2C s’engouffre dans cette brèche. Dans ce contexte, je me permets de questionner différents éléments, comme le sens de la pratique, les actions de chacun, l’organisation de l’EPS dans le premier degré, la formation en STAPS ; qui, selon moi, servent l’ambigüité générale et l’incompréhension de l’articulation de la pratique du Sport dans ces différents cadres.

Une vraie question de sens.

Par rapport au sens et à la finalité recherchée dans la mise en place du Sport, il me semble qu’ériger le mur de la traditionnelle frontière entre l’EPS et le Sport pratiqué en club est arrivé à bout de souffle. Oui, le Sport est bien évidemment un objet éminemment social qui peut être utilisé à de nombreuses fins, et être support de toutes les valeurs, mêmes les pires. Oui, l’EPS et le sport fédéral ne suivent pas le même dessein. Ils ne sont pas comparables sur bien des plans. Mais dans le cadre étatique actuel, et sa vision du service public, un espace commun doit être créé, et créé par les acteurs du Sport. Pour cela, chacun doit faire face à ses contradictions.

De leur côté, les fédérations délégataires qui se targuent des médailles récoltées sur les compétitions de référence, mais qui en parallèle intègrent les enjeux sociétaux, la citoyenneté, les valeurs Républicaines dans leurs projets fédéraux sont les premières à jouer double jeu. Elles ne cherchent plus uniquement l’excellence, mais aussi l’accès au plus grand nombre avec des stratégies de créations de clubs et veulent augmenter leurs moyens humains (salariés de clubs, de comités départementaux, de Ligue) pour développer leurs disciplines. Elles pensent des labels, des projets autour de la promotion des valeurs citoyennes et mettent en avant les clubs les plus méritants sur ce point. Elles ont aussi créé depuis des années des structures d’accueil pour les jeunes dans les clubs, qu’elles appellent « École de jeunes », où le choix sémantique n’est sans doute pas fait par hasard. Ces fédérations cherchent aussi à développer le sport santé, la pratique loisir, via des dérivés de leurs disciplines (foot en marchant, Handfit..). Elles ne règnent donc plus uniquement que sur la performance et la recherche de médailles, cherchant un ancrage local et national beaucoup plus large, et en mettant en avant des valeurs véhiculées par leur pratique (« les valeurs du Rugby », « L’école de Hand, l’école de la vie »).

Il est évident qu’elles veulent souvent passer en force, et chacune monopoliser l’attention, niant l’ouverture culturelle des pratiques et parfois même la diversité des pratiquants. Fréquemment, la mise en place de leur discipline ou des pratiques dérivées suffit aux cadres fédéraux, plutôt que de prendre en compte les réelles attentes et caractéristiques des populations touchées, ainsi que de mesurer l’impact des interventions menées. Il est aussi évident que les fédérations veulent pénétrer dans l’école pour asseoir leur culture et leurs pratiques, parfois en faisant du racolage maladroit, même si de bonnes intentions existent, bien entendu. Il me semble alors que de représenter les fédérations comme des institutions cherchant uniquement à faire du chiffre avec les licenciés, ou qui passent leur temps à recruter et former les meilleurs talents sans s’occuper des autres, reste très réducteur. On trouve des projets éducatifs sérieux, adaptés, proposés sur le territoire national, avec des personnes formées et de qualité. Et rappelons que très peu de disciplines olympiques ont une ligue professionnelle. Les autres, profondément ancrées dans la culture amateur et locale, ont d’autres choses à offrir que le seul objectif d’être millionnaire au contact « d’un référentiel bondissant » (!). Des choses complémentaires à l’EPS.

De son côté, l’EPS n’est pas non plus exempte de tout reproche. Elle qui inscrit le Sport aux valeurs de l’Ecole, le Sport en tant que pratique scolaire, qui a comme finalité la participation à la maitrise du socle commun, mais qui en parallèle développe des systèmes de perfectionnements, de compétitions, proches des systèmes fédéraux. L’AS ou des Sections sportives sont de vrais outils de perfectionnement sportif, parfois encadrés par des enseignants d’EPS qui sont BEES, DEJEPS où diplômés fédéraux, investis dans leur fédération de spécialisation. Il me semble aussi que d’avancer l’argument du lien avec le projet pédagogique de l’établissement est un argument trop facile, qui omet une partie de la réalité : la volonté, bien naturelle, des enseignants de promouvoir un discipline, souvent celle dont ils sont spécialistes, par amour de cette discipline. Et parfois leur volonté de voir leurs élèves performer à l’AS, et intégrer le club sportif local. On pourrait aussi noter toutes les mains tendues par les établissements scolaires aux éducateurs sportifs (l’accompagnement éducatif, les heures d’ouvertures…), avec parfois des mises en place douteuses, sans réels appuis et collaborations entre les intervenants de ces « deux mondes ».

Aussi, la place de l’apprentissage « des techniques sportives » en EPS est constamment sujette à débat. Des réflexions allant vers une EPS avec des enjeux plus larges [3], cherchant notamment l’accomplissement de projets complexes, globaux, ambitieux, qui font sens chez les élèves ont été proposées. Mais peut-on relever, encore à ce jour, un repère bien ancré chez les élèves en EPS, et que l’on retrouve ensuite de la même manière lors du cursus STAPS ?

L’évaluation au regard du niveau de maitrise de la discipline, bien sûr ! Aller sur ce terrain, c’est aller sur le terrain, glissant, de la notation en EPS. Lorsque l’on regarde de près, par exemple, les compétences attendues pour la CP4, on peut remarquer que les points glanés par les élèves relèvent directement de leurs niveaux de maitrises technico-tactique. Cela se comprend, bien entendu, car le Sport est une production corporelle et que cela fait partie de son identité. Mais on peut questionner ces éléments à la lumière de ce que les professeurs d’EPS mettent régulièrement en avant : ne pas être « des professeurs de motricité » et développer d’autres compétences, notamment méthodologiques et sociales chez les élèves. Ce décalage est toujours aussi surprenant quand on entend les  « usagers » parler de leur pratique en EPS.

Sans cesse opposer l’EPS et le sport fédéral, parfois de manière entêtante, sans rappeler ce qu’ils ont en commun, et aussi et surtout ce qui les différencie, participe à l’incompréhension générale. Et ces ambigüités de part et d’autre ne facilitent pas la clarté pour les écoliers, les jeunes pratiquants en clubs, et leurs familles.

Oui du Sport, mais dans quel cadre, dans quel but, pour qui et pourquoi ? Et la pratique du club dans l’optique du plaisir sportif, ou de la construction d’un gala artistique de fin de saison encadrée deux heures par semaine par un professionnel, avec une quinzaine d’enfants de mon âge, n’est-elle pas proche de mon cours d’EPS ? Et ma pratique d’entrainement et de perfectionnement à l’UNSS avec pour but une qualification « aux Acads » avec une quinzaine d’enfants de mon âge n’est-elle pas proche de ma pratique de club ?

L’intervention dans le premier degré

Il me semble que l’ambiguïté, voir l’hypocrisie est encore plus marquée en ce qui concerne l’EPS au premier degré. De nombreux enseignants, dont Véronique Moreira, Présidente de l’USEP, se sont levés devant la place actuelle et les orientations futures réservées à l’EPS dans la formation des professeurs des écoles [4]. Et ce manque de formation, bien évidemment que les premiers qui le paient sont les professeurs eux-mêmes. Encore une fois, brandir le projet pédagogique comme étendard d’une intervention de qualité et adaptée au projet de l’école, car choisie et voulue par le professeur est illusoire. Bien souvent dans les zones rurales, les instituteurs sont ravis de voir des intervenants sportifs venir vers eux pour mettre en place du Sport. Encore plus quand l’école n’a pas d’accès à un gymnase et que l’activité doit se dérouler sous un préau. Et dans ce cas, qui sont les intervenants ? Des éducateurs sportifs ! Certes agrémentés ! Rappelons que ces agréments consistaient il y a quelques années encore à une demi-journée de théorie descendante, puis, une observation en situation pédagogique pas toujours systématique. Ne nous mentons pas l’EPS « collège/lycée » est absente du premier degré. On compte sur les ETAPS, les éducateurs sportifs, les salariés de clubs sportifs, de comités départementaux pour aider les professeurs des écoles à mettre en place les pratiques sportives. Et si je vais plus loin… même réaliser leur formation continue, je n’oserais pas dire, leur formation tout court pour certains. Des propositions concrètes et sérieuses doivent être proposées pour remédier à cela.

Rappelons que bien souvent, le premier contact des élèves avec le sport scolaire se fait au contact d’éducateurs sportifs, dans le cadre décrit plus haut. Des éducateurs sportifs pourtant fustigés par les professeurs d’EPS. On les accuse de ne pas avoir les compétences pour le « collège/lycée ». Pourtant, la sixième est la continuité du cycle 3 qui commence en primaire. Les éducateurs sportifs pourraient alors encadrer le début du cycle 3 mais pas la fin ? Leurs compétences didactiques, pédagogiques et méthodologiques ne passeraient pas le cap de l’organisation de l’EPS au collège ?

La question de la formation des professeurs et des éducateurs

Bien évidemment, une réflexion de ce type intègre forcément la question de la formation des professeurs d’EPS et des éducateurs sportifs, et même des professeurs de sport. Je suis toujours surpris par l’opposition incessante entre ces « corps de métier », comme si tout les opposait, comme si les uns étaient incapables de comprendre ce qui était fait par les autres. N’oublions pas qu’il y a plusieurs décennies, certains fonctionnaires ont eu le choix entre professeur d’EPS ou professeur de Sport. Ces derniers allant vers les fédérations où les organes décentralisés du Ministère des Sports, alimentant ce lien « familial ». Aujourd’hui, pour beaucoup, même si des fédérations développent leur propre architecture de formation qui figure au RNCP (le Handball par exemple), ils ont fréquenté  le même lieu : un STAPS.

Alors pourquoi opposer des professionnels qui ont étudié dans le même milieu, et qui de surcroit ont suivi ensemble des cours de tronc commun ? Encore plus à ces heures où via « Parcours Sup », l’investissement dans le sport fédéral compte dans le dossier de candidature des étudiants pour intégrer un STAPS. Il faudrait d’abord s’y investir puis ensuite renier cet ancrage fédéral en devenant professeur d’EPS ? De plus, l’atmosphère actuelle donne parfois l’impression que des étudiants, qui ont passé la L1 sur le même banc, verraient leurs chemins se séparer en fin de première année, pour ensuite ne plus jamais se recroiser car allant vers des milieux si différents.

La réalité est bien plus complexe, avec des mouvements de va et vient et des frontières poreuses. On peut continuer, par l’exemple de parcours professionnels d’étudiants qui s’orientent vers un DEJEPS après la validation d’une Licence mention « Éducation et Motricité », ou bien sûr évoquer le cas des professeurs d’EPS remplaçants non titulaires (près de 10% selon les chiffres officiels, avec une part croissante selon le SNEP-FSU [5])… et qui ont souvent des diplômes fédéraux ou professionnels en plus de leur Licence, souvent STAPS d’ailleurs. Et « de l’autre côté de la barrière » les professeurs d’EPS qui passent des diplômes professionnels comme des CQP, BPJEPS et même des DEJEPS avec des parcours allégés et spécifiques à leur profil (comme le badminton par exemple) pour intervenir dans les clubs.

Aussi et surtout, on peut pointer l’absence d’une réflexion profonde, proposée aux étudiants, sur la place du Sport dans leurs futurs parcours professionnels et les différences didactiques et pédagogiques entre une séance menée dans le cadre scolaire et le cadre du club. En ce temps où les heures baissent dans les maquettes des parcours universitaires, cela semble être compliqué, mais surtout être un immense loupé….de la part des formateurs, des intervenants en STAPS, qu’ils soient titulaires ou contractuels.

Les UFR STAPS sont des lieux où des spécialistes fédéraux diplômés DEJEPS, DESJEPS, BEES1, BEES2 ; des professeurs agrégés d’EPS, des enseignants chercheurs, se côtoient pour proposer une formation riche et diversifiée. Cependant, y a-t-il des réunions évoquant le sens, la direction, le message à faire passer, avec de la hauteur, sur la place du Sport et son utilisation selon la filière choisie ? Une harmonisation du discours, une réflexion globale sur le sens des contenus, en somme ? Il me semble plutôt que chacun reste dans son pré carré, allant trop souvent sur des échanges de moindre importance.

Tous ces exemples me renforcent dans le fait qu’on ne peut définitivement plus les opposer sans cesse, mais qu’il faut les rapprocher. Le 2S2C ne doit pas diviser les professeurs d’EPS et les éducateurs sportifs, il doit permettre leur rapprochement et l’intelligence collective. Si les éducateurs sportifs ne peuvent pas permettre l’égalité de l’accès à la pratique, n’est-ce pas aussi par des freins liés aux équipements, aux politiques de la ville, aux horaires, aux moyens matériels ? Si l’EPS ne va pas sur le champ du perfectionnement sportif, n’est-ce pas tout simplement parce que ce n’est pas sa vocation ? Il me semble que les différences se font davantage au niveau du cadre, du but, de la finalité, du sens de la pratique, de l’utilisation du sport comme moyen, plutôt qu’autre chose.

Et ensuite ?

Manque de clarté chez les pratiquants, manque de clarté chez les élèves et étudiants, manque de clarté chez les familles, fédérations qui empiètent sur le sport scolaire, sport scolaire calquant des modèles fédéraux… On ne peut s’étonner que des remous identitaires apparaissent sans cesse, encore plus avec des oppositions incessantes. Il me semble qu’un espace commun doit exister, et je dirais même qu’il doit se créer.

Peut-on imaginer une instance regroupant des représentants de ces acteurs ? Il me semble qu’elle serait fondamentale dans le rapprochement qui pourrait mener à une définition des rôles de chacun ? Et que ces rôles, ces caractéristiques, soient des éléments de réflexions présents dans les formations des intervenants et professeurs. Peut-on imaginer un vrai travail commun et un partage pertinent des rôles, notamment dans le premier degré ? Peut-on imaginer des passerelles entre l’EPS et le sport fédéral, avec des liens étroits, considérés et sincères entre éducateurs sportifs, enseignants d’EPS, instituteurs ? Car dans cet espace-là, vu les temps qui courent et les projets gouvernementaux, je pense que tout le monde aurait à y gagner.

[1] Didier Delignières, 2S2C : Derrière la belle histoire, la grande arnaque. Site personnel, 8 juin 2020.
[2]   Guillaume Dietsch et coll. L’EPS menacée d’un retour en arrière ? Café Pédagogique, 15 mai 2020.
[3]   Delignières, D. (1999). Intentions éducatives et apprentissages effectifs en EPSConférence invitée au Congrès International de l’AIESEP.
[4] Véronique Moreira « L’EPS doit rester au concours de professeur des écoles et être revalorisée dans leur formation » Site USEP, 22 janvier 2020.
[5] SNEP (2019) Lettre aux Professeurs d’EPS contractuels. Site du SNEP-FSU, 21 novembre 2019.

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8 réponses à Camille Montigny – Le 2S2C : une aubaine pour en finir avec les querelles entre Professeurs d’EPS et Éducateurs Sportifs ?

  1. Avatar de Limouzin Limouzin dit :

    Monsieur votre pensée devrait être l’étendard de 2S2C quel plaisir…j’espère que vous saurez rester dans cette philosophie qui appelle à la concorde des membres d’une même.
    Soyez assuré de mon soutien et de notre convergence d’idées
    P Limouzin: Prof EPS + prof de sport DTN fan tout simplement de partager les émotions par l’activité physique…les émotions attendues dans le monde d’après et déjà oubliées par ceux qui ont fait le monde d’avant.

  2. Avatar de Serge Serge dit :

    Salut Camille c’est Kamille!..
    Très bien ton article sur l’éternel débat Prof EPS et (ou) Éducateur sportif ?.. Je viens de prendre ma retraite et celui-ci est toujours d’actualité…je crains fort que l’on n’y mette jamais un terme ou si ce n’est par le biais de la disparition de l´un des deux métiers. Dans ce cas là j’opterai plutôt pour la disparition de la discipline EPS et donc du «Prof de gym » car le phénomène sportif n’est pas près de s’éteindre vu tout ce qu’il représente au niveau économique et politique. Pour ma part j’ai toujours défendu la place du prof d’EPS dans le Primaire lieu des premiers apprentissage moteurs ainsi que de la socialisation . Notre formation était tout à fait adaptée à ce niveau essentiel du développement de l’enfant. Cela n’est jamais arrivé…

  3. Avatar de F. R F. R dit :

    Bonjour
    Je viens de lire avec beaucoup de plaisir votre analyse des rapports actuels entre les acteurs du sport et de l’education physique.
    Il me semble que cet espace commun, que vous appelez de vos voeux, existe: il s’agit de l’association sportive scolaire. Interface entre le monde scolaire et le monde fédéral local, portée par un projet fédérateur au service des élèves (qu’il soit de haute performance, de développement de la citoyenneté ou vecteur de santé), piloté par le chef d’établissement (garant du dépassement des fonctionnements cloisonnés) l’ASS et son prolongement que son les fédérations du sport scolaire répond à votre « cahier des charges ».

  4. Avatar de Philippe VANROOSE Philippe VANROOSE dit :

    Bonsoir,
    Dans l’enseignement du 1er degré, il existe déjà des partenariats contractualisés par des conventions nationales tripartites (MEN, USEP et certaines fédérations sportives) prenant appui sur la conception commune d’ouvrages pédagogiques (Collection « Essai de réponses » aux Editions EP&S). Ces productions favorisent l’acquisition de connaissances communes, de démarches pédagogiques partagées… comme éléments incontournables d’une continuité pédagogique réussie.
    Toutefois, ces interventions ne se justifient ponctuellement qu’au cycle 3 (CM1, CM2 et 6e) par l’apport d’un éclairage technique qui ne serait pas maîtrisé par un Professeur des Ecoles en regard des programmes d’enseignement. Par exemple : le basket-ball ne figure pas dans les programmes de l’école maternelle.
    La complémentarité d’action(s) n’est ni synonyme de substitution, ni équivalente à la superposition et/ou juxtaposition d’interventions déconnectées les unes des autres.

  5. Avatar de Franck DB Franck DB dit :

    Merci pour cette intéressante lecture Camille et bravo pour ta production.

  6. Avatar de Samuel BRACHET Samuel BRACHET dit :

    Je suis assez négatif sur cet article qui sous de bonnes analyses et de propositions interessantes laisse entrevoir trop facilement l’opinion et le parti pris de l’auteur. Le déséquilibre est trop flagrant : on le comprend au regard du CV de l’auteur…
    Merci tout de même pour le débat.

  7. Avatar de Zou Zou dit :

    En évaluant les conventions d’objectifs des fédérations sur deux critères (les médailles et le nombre de licenciés), le ministère des sports les oblige à faire du chiffre sans jamais se soucier de la qualité. Je ne suis pas toujours sûr de la qualité de l’EPS enseignée à l’école, mais, désolé de le dire simplement, lorsque je lis « Le baby rugby [des 3-5 ans] s’inscrit dans notre vision du club du XXI° siècle », j’ai peur !

    https://www.ffr.fr/actualites/federation/didier-retiere-le-baby-rugby-sinscrit-dans-notre-vision-du-club-du-21eme-siecle

  8. Avatar de Ferrara Ferrara dit :

    Bonjour

    Avec le recul lié à une reconversion récente anciennement professeur d EPS, je pense que le problème est tout autre.
    En tant qu’ancien membre actif du Snep je peux dire que tout est lié à un manque de confiance dans nos institutions.
    La peur qui persiste depuis de nombreuses années d être remplacé à moindre coût. La question du statut du fonctionnaire est aussi en cause.
    Toute l histoire de l EPS est jalonnée d attaques contre notre discipline pour reduire le nombre de profs d EPS reduire ou supprimer l AS..
    Alors travailler avec d autres n est possible que dans un cadre de confiance partagée. Ce cadre n a pas souvent été possible d où cette distance avec le milieu fédéral
    J ai souvenir d avoir partagé avec Maurice Porte et le président du mouvement sportif sur Montpellier pas mal de temps à la préparation d un colloque qui malheureusement n a pas pu se faire. Ce que chacun peut apporter à la pratique sportive.points communs différences…

    Je crains que des mesures ne peuvent entreprises au niveau nationale
    La confiance est plus facile a obtenir par l échange au niveau locale
    C est pour cela que de nombreuses initiatives sont réalisées dans les écoles dans les collèges et lycées
    Cela m a fait plaisur de prendre quelques instants pour repenser à mon ancien métier qui fût une passion. .

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