Oser la décélération…

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Le monde d’aujourd’hui est traversé par des crises qui pourraient remettre en cause son avenir, et celui de l’humanité. Le système éducatif est évidemment interpellé par ses crises, dans la mesure où il a pour mission de former les futurs citoyens qui devront faire face à l’héritage que nous leur auront légué (Delignières, 2026).

A la sévérité de ces crises s’ajoute le fait qu’elles présentent un caractère éminemment systémique. Il serait illusoire de chercher à les définir par un symptôme unique, ni d’en identifier une cause première, et encore moins de proposer une solution miracle. Ces crises émergent de systèmes complexes, composés de multiples éléments interpénétrés (des systèmes politiques, économiques, des représentations partagées, des habitudes et des modes de vie). Formatés par la pensée classique, associationniste, nous manquons d’outils pour appréhender cette complexité, et tenter d’y trouver un angle d’attaque pertinent (Morin, 1999).

Au mieux pourrait-on tenter d’identifier ce que l’on appelle en théorie des systèmes dynamiques des « paramètres de contrôle », des dimensions du système qui, lorsqu’elles évoluent, peuvent générer une modification de son comportement (pour une présentation accessible, voir Delignières, Teulier & Nourrit, 2009).

J’ai déjà évoqué dans des billets précédents l’alternative à laquelle la société, et l’école en son sein, sont confrontées : s’agit-il de s’efforcer d’atténuer ces crises, en tentant de cerner leurs causes premières, ou s’agit-il plus simplement de permettre aux individus de s’adapter à ces évolutions, jugées inéluctables et hors de contrôle (Delignières, 2026b) ?

La « crise climatique »

Les canicules de l’été 2026 semblent avoir calmé les climatosceptiques, qui confondant météo et climat, se prêtaient à des allusions récurrentes du type « quand nous étions jeunes, nous avons aussi connu des étés très chauds ». Il semble que le réchauffement global de la planète n’est plus à démontrer. Reste l’hypothèse de l’anthropocène, affirmant que ce sont les activités humaines qui en sont responsables, et que d’aucuns s’attachent à réfuter, parfois d’ailleurs sur la base de la théorie de la complexité, prêchant l’imprévisibilité de l’évolution de tels systèmes (on se souvient notamment des déclarations de Claude Allègre à ce sujet, en 2010). Pour avoir moi aussi travaillé sur les systèmes complexes, je pense au contraire que ces systèmes n’ont généralement pas un comportement erratique, et que les tendances qu’on y observe tendent plutôt à persister, du moins sur des échelles de temps proximales, ce qui pour le système qui nous préoccupe recouvre plusieurs décennies (pour ceux voudraient creuser la question, voir Delignières, Fortes & Ninot, 2004). Par ailleurs, il me semble que les scientifiques qui ont travaillé dans le cadre du GIEC, fréquemment méprisés, maîtrisent tout-à-fait leur sujet.

Une crise éminemment systémique

Si j’ai mis le terme de « crise climatique » entre guillemets dans le titre de cette partie, c’est qu’il constitue un raccourci pratique pour évoquer une crise beaucoup plus large que la hausse des températures. C’est plus sérieusement à une crise d’habitabilité de la planète que nous sommes confrontés, et c’est l’avenir de l’humanité et plus généralement du vivant qui est en jeu. Ce n’est pas que le climat qui est en balance, mais l’ensemble des équilibres écologiques qui ont permis le développement et la diversification de la vie sur la Terre. Au-delà de la hausse des températures, un certain nombre de problématiques interpénétrées fonctionnent en système.

On peut évoquer les atteintes à la biodiversité, l’extinction des espèces, la disparition des insectes pollinisateurs. Aurélien Barrau (2019) affirme ainsi que nous vivons déjà le début de la sixième extinction massive de la vie sur Terre. On peut aussi penser à la destruction des sols, soit par imperméabilisation, soit par empoisonnement chimique. Sans oublier les problèmes liés à la gestion de l’eau, à l’habitabilité des zones côtières, à l’habitabilité même de nombreuses régions mondiales, ce qui nous renvoie à la question des flux migratoires.

Dans un article dont je ne peux que conseiller la lecture attentive, Nicolas Camps (2026) montre comment les climatologues, les océanographes, les hydrologues, les biologistes, les agronomes, se sont centrés sur leurs problématiques propres, oubliant la cohérence d’ensemble de la planète : « La science a cessé de voir le vivant comme un système ». Belle illustration des analyses d’Edgar Morin.

S’adapter ou atténuer

A l’heure actuelle, les principaux mots d’ordre politiques à ce sujet envoient à la nécessaire adaptation à un réchauffement climatique devenu inéluctable. On a surtout parlé de l’installation de climatiseurs dans les hôpitaux et dans les écoles, de l’aménagement des horaires de travail durant les épisodes caniculaires. Et puis quelques assurances sur l’obtention probable de moyens aériens supplémentaires de lutte contre les feux de forêt. Des promesses de gascon, destinées davantage à endormir la populace qu’à installer des solutions pérennes. Quant à l’atténuation des causes du réchauffement, on s’en est tenu à des satisfécits lénifiants, à propos de l’excellence du parc nucléaire français, et des projets d’électrification des transports.

Le tabou de la décroissance

Que faire face à ce dérèglement majeur de la planète ? En général les politiques se concentrent sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une solution qui a été suffisamment répétée dans les médias pour être entendue par le public. De manière étonnante, les solutions avancées relèvent avant tout d’avancées technologiques : des voitures, des trains, des avions et des bateaux plus économes en énergie, une optimisation du travail et des échanges internationaux grâce à l’intelligence artificielle, sans préjuger du nombre de satellites et de data centers qui devra être dédié à ces projets. On a l’impression que toutes les solutions sont envisageables, sauf une hypothèse taboue : la décroissance. Les politiciens de droite aiment parler d’« écologie punitive » à ce sujet, comme si brider la croissance ne pouvait que limiter les plaisirs auxquels les individus ont droit. On se souvient des cris d’orfraies qui ont accueilli le livre de Pierre Rabhi, « Vers la sobriété heureuse » (2010).

La question peut se poser différemment : l’espèce humaine peut-elle soutenir un développement infini, en puisant dans les ressources, essentiellement limitées, de la planète ? On peut se souvenir des punchlines d’Aurélien Barrau (2019) : « Tant que vous appellerez la croissance le fait de raser un espace gorgé de vie pour le remplacer par une plateforme commerciale neutre en carbone, nous n’aurons pas commencé à réfléchir sérieusement », ou encore : « qu’est-ce que le monde l’Elon Musk ? C’est un monde où l’on tente de faire croire qu’une automobile de 2 tonnes qui possède une batterie de 500kg est un objet écologique. Je reconnais que c’est un peu gros, mais certains sont dupes ».

On conçoit que les barons du capitalisme, qui ont bâti leur fortune sur une économie puisant sans retenue dans les ressources de la planète, à leur plus grand profit et en réussissant à vendre au public des biens dont il n’aurait jamais envisagé avoir besoin, veillent par tous les moyens à préserver ce modèle. Et il ne faut certes pas compter sur l’élite républicaine aujourd’hui sélectionnée par le système scolaire pour inverser la tendance (Champy, 2026).

Il me semble que l’École doit s’attacher à ce que l’ensemble des élèves dont elle a la charge, individuellement et collectivement, prenne conscience des enjeux de ces évolutions délétères, ne s’en fasse pas les complices, et soit capable d’exiger des dirigeants le suivi de politiques préservant l’avenir du vivant.

Les ravages de l’hypermodernité

Après ces développements consacrés à la décroissance économiques, mes lecteurs assidus (il y en a certainement quelques-uns) s’attendent sans doute à me voir évoquer un autre aspect du problème, la décélération temporelle. J’y arrive…

Le concept d’hypermodernité a été proposé par Gilles Lipovetski (2006) pour caractériser les sociétés « emportées par l’escalade du toujours plus, toujours plus vite, toujours plus extrême dans toutes les sphères de la vie sociale et individuelle ». J’ai déjà évoqué cette problématique dans des billets précédents (Delignières, 2021, 2022a, 2026), et je me contenterai ici d’un bref rappel.

Sur le plan de l’évolution des modes de vie, l’hypermodernité est caractérisée par une quête effrénée de nouvelles expériences, de nouveaux produits, comme si les individus éprouvaient un besoin impérieux de remplir leur vie d’inédit. Elle a aussi pour conséquence une accélération du temps, l’impression de courir sans cesse après un temps qui vient toujours à manquer (Rosa, 2012). Ces évolutions ont également un impact important sur les mentalités : les individus hypermodernes restent centrés sur eux-mêmes, superficiels dans leurs préoccupations, et se désintéressent des problématiques collectives.

Là aussi, un problème systémique

L’hypermodernité est bâtie, elle aussi, sur l’interpénétration de plusieurs systèmes qui s’entretiennent mutuellement. C’est tout d’abord l’individualisme néolibéral, qui en constitue sans doute la matrice originelle. Chacun est invité à devenir « entrepreneur de soi-même », responsable de son bien-être, de sa santé, de son employabilité (Hache, 2007). Le modèle social proposé est basé sur la compétition entre individus, et l’élitisme scolaire en constitue une des expressions les plus saillantes (Champy, 2026). Cette centration sur soi se développe aussi sur un fond d’anxiété, la peur de ne pas être à la hauteur, en termes de compétence, de santé, de performance ou d’apparence physique.

C’est ensuite l’hyperconsommation : une frénésie d’achats, dont certaines plateformes asiatiques tirent les meilleurs profits, la recherche de produits de développement personnel, de conseils alimentaires et de remise en forme, la quête d’expériences inédites.

C’est enfin l’hyperconnexion : via les réseaux sociaux, chacun peut trouver matière à alimenter sa recherche d’expériences et de produits nouveaux. Chacun est invité de même à communiquer ses réussites, ses bons plans, ses rencontres et ses voyages, et ses performances sur Strava. Le format de ces réseaux favorise la superficialité en induisant un scrolling sans fin.

S’adapter ou atténuer

Soyons clair : un gouvernement néolibéral n’a aucun intérêt à atténuer les évolutions hypermodernes, qui ne font qu’entretenir l’individualisme, qui est au principe de l’idéologie qu’il promeut. Un président qui a pour ambition de faire de son pays une start-up nation ne saurait se priver de la dynamique hypermoderne. Par ailleurs l’hypermodernité constitue également une manne économique, qui crée des échanges et de la croissance. Ajoutons enfin que lorsque les individus sont invités à se centrer sur eux-mêmes, sur leur bien-être et leurs plaisirs, ils sont moins enclins à réfléchir sur les problèmes collectifs que produisent les politiques néolibérales. On constate d’ailleurs le désarroi actuel du gouvernement, face à la révolte de la jeunesse, jeunesse qu’il devait espérer anesthésiée par la superficialité hypermoderne.

Donc l’exécutif réagit principalement dans une logique d’adaptation. La tentative d’Emmanuel Macron d’interdire les réseaux sociaux avant 15 ans, pour le moment censurée par le Conseil Constitutionnel, renvoie à cette logique adaptative. De même que les démarches pour contraindre les plateformes à réviser leurs algorithmes. En d’autres termes, l’exécutif tente de restreindre les aspects les plus saillants de l’hypermodernité, ceux qui sont susceptibles d’inquiéter ses électeurs, et notamment les parents, mais sans chercher à s’attaquer aux racines du problème.

Un autre avatar de l’hypermodernité, l’intelligence artificielle, est en revanche toujours défendu bec et ongles par le pouvoir, malgré les voix qui commencent à dénoncer son impact climatique. On parle à ce niveau d’une révolution, d’un outil qu’il faut certes apprendre à maîtriser, mais qui permettra à chacun de gagner du temps, et donc d’améliorer sa productivité. En d’autres termes, une technologie qui doit permettre de s’adapter à l’hypermodernité et à l’accélération du temps (Cailleaux & Hart, 2026).

Oser la décélération

Hartmut Rosa (2018) considère que la réponse à cette spirale de l’accélération, de l’urgence et de la pénurie de temps, ne passe pas nécessairement par la décélération, mais devrait être recherchée par une relation de qualité au monde, qu’il nomme résonance. Ce concept de résonance a rencontré un succès certain auprès de jeunes collègues, qui y ont vu une voie de dépassement des rapports superficiels des individus avec leur environnement. Je dois dire que pour ma part, la résonance me parait constituer une piste trop fugitive et aléatoire pour bâtir des perspectives pédagogiques pérennes (Delignières, 2025a).

J’ai été surpris que personne ne questionne cet abandon a priori de la piste de la décélération, qu’Hartmut Rosa ne justifie d’ailleurs pas vraiment sur le fond. On peut penser que dans sa démarche, il était plus important de mettre en lumière le concept novateur de résonance. Mais d’un autre côté, à la lecture de ses arguments, on ne voit pas comment cultiver la résonance si l’on n’incite pas quelque part les individus à la décélération… Il me semble, mais il ne s’agit que d’une hypothèse ouverte au débat, que le succès des thèses d’Hartmut Rosa est justement lié au fait qu’il ne vise pas à rompre avec l’accélération du temps, mais qu’il tente de trouver une voie d’adaptation en recherchant des manières plus authentiques d’être au monde.

Je pense au contraire que la voie de la décélération peut avoir du sens, et susciter un autre rapport au monde, à autrui, à la vie et à la culture, que l’aliénation et la superficialité imposées aujourd’hui par l’hypermodernité.

Plusieurs pistes peuvent être envisagées à cet effet. On cite souvent l’ouvrage de Carl Honoré, « Éloge de la lenteur » (2005). Le message principal de l’auteur invite le lecteur à instiller de la lenteur dans toutes ses activités quotidiennes. Certains y voient une salutaire philosophie de vie. J’ai pour ma part quelque difficulté à être convaincu : je n’y vois qu’une quête obsessive de la lenteur pour la lenteur, sans générer d’autre satisfaction dans la pratique d’une activité que le ralentissement que l’on s’est astreint à lui imposer.

Gaspard Gantzer (2026) défend de son côté l’ennui, c’est-à-dire la capacité à ne pas remplir de manière compulsive les plages disponibles de nos vies, notamment en se réfugiant dans un scrolling compulsif. J’apprécie quand même la formule qui introduit et clôt cet article : « un citoyen capable de s’ennuyer est peut-être, tout simplement, un citoyen plus difficile à distraire de l’essentiel ».

Néanmoins, en tant qu’enseignant, je ne crois pas qu’en soi la lenteur et l’ennui puissent constituer des voies de dépassement. Si l’hypermodernité impose aux individus une pression temporelle permanente, les obligeant à se limiter à une approche fugitive et superficielle des objets qui captent un temps leur attention, si ce zapping inconsistant devient la norme des relations qu’ils entretiennent au monde, il me semble essentiel que l’École tente d’enseigner aux élèves le plaisir du temps long et de l’approfondissement. C’est ce que je me suis attaché à défendre dans une série d’articles traçant les contours d’une pédagogie de la passion (voir par exemple Delignières, 2022b, 2025b).

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Quelques remarques conclusives…

La première est que si, comme on l’a vu, ces deux crises doivent être envisagées comme des systèmes, au sens où il serait vain de les considérer l’une et l’autre sous l’angle d’une unique causalité, ou d’un seul symptôme, ces deux crises interagissent en outre fortement : l’hypermodernité participe au dérèglement des écosystèmes, et l’anxiété climatique favorise le développement de technologies mortifères.

En second lieu, ces deux crises constituent des périls pour l’humanité. Le constat est sans appel pour le dérèglement climatique, et au-delà de l’espèce humaine, c’est l’ensemble du vivant qui se trouve menacé. En ce qui concerne l’hypermodernité c’est l’humanité, au sens de ce que l’on peut attendre de l’humain, comme être « capable de pensée, de création, de solidarité » (Lipovetsky, 2018), qui me semble singulièrement impactée.

Enfin les deux voies de dépassement qui sont évoquées ici, la décroissance et la décélération, ne sont pas des longs fleuves tranquilles. Il s’agit de perspectives radicales, s’opposant aux pentes attractives du progrès technologique infini et du gavage des ressources planétaires. Ce sont des lignes de deuil que nous avons tracées. Mais justement parce que c’est difficile, l’École est sans doute la mieux placée pour faire passer aux futurs adultes ces messages exigeants.

Références

Allègre, C. (2010). L’Imposture climatique ou la fausse écologie. Paris : Plon.

Barrau, A. (2019). Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité : Face à la catastrophe écologique et sociale. Paris : Michel Lafon.

Cailleaux, Ch. & Hart, A. (2026). IA et école : résister à la fuite en avant. Le Club de Médiapart, 31 août 2026.

Camps, N. (2026). Le basculement de l’humanité entre 1950 et 1955. Linkedin, 19 août 2026.

Champy, Ph. (2026). Émanciper l’École de son élitisme, le vrai défi de la gauche. AOC, 22 juin 2026.

Delignières, D. (2021). Une EPS hypermoderne. Site Libres propos, le 5 mai 2021.

Delignières, D. (2022a). L’École, entre universalisme et individualisation. Site Libres propos, le 26 septembre 2022.

Delignières, D. (2022b). Permettre aux élèves de construire des passions à l’École. In J. Visioli, O. Petiot, & M. Chestakova (Eds). Les émotions en contexte scolaire, Administration & Éducation, 176, 57-62.

Delignières, D. (2025a). Accélération et résonance. Une lecture critique d’Hartmut Rosa. Site Libres propos, le 28 janvier 2025.

Delignières, D. (2025b). Les usages de la culture : consommation, approfondissement, passion. Site Libres propos, le 28 février 2025.

Delignières, D. (2026a). Face à un monde en crise : penser autrement l’École, et aussi l’EPS. Site Libres propos, 3 septembre 2026.

Delignières, D. (2026b). Lutter contre l’anthropocène, mais s’adapter à l’hypermodernité ? Site Libres propos, 14 avril 2026.

Delignières, D., Fortes, M., & Ninot, G. (2004). The fractal dynamics of self-esteem and physical self. Nonlinear Dynamics in Psychology and Life Science, 8, 479-510.

Delignières, D., Teulier, C. & Nourrit, D. (2009). L’apprentissage des habiletés motrices complexes : des coordinations spontanées à la coordination experte. Bulletin de Psychologie, 62, 327-334.

Gantzer, G. (2026). « Un citoyen capable de s’ennuyer est un citoyen plus difficile à distraire de l’essentiel ». La Croix, le 21 août 2026.

Hache, E. (2007). Néolibéralisme et responsabilité. Raisons politiques, 28, 5-9.

Honoré, C. (2005). Éloge de la lenteur. Paris : Marabout.

Lipovetsky, G. (2006). Le Bonheur paradoxal. Paris : Gallimard.

Lipovetsky, G. (2018). Au XXe siècle, la séduction est devenue souveraine. Revue des deux mondes, 7 septembre 2018.

Morin, E. (1999). Les Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur. Paris : Seuil.

Rabhi, P. (2010). Vers la sobriété heureuse. Actes Sud.

Rosa, H. (2012). Aliénation et accélération : vers une théorie critique de la modernité tardive. Paris : La Découverte.

Rosa, H. (2018). Résonance : une sociologie de la relation au monde. Paris : La Découverte.

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